Tuesday, December 16, 2014

2014.12.20

Kοnstantιnos Kalogerοpoulos, Το ιερό της Αρτέμιδος Ταυροπόλου στις Αλές Αραφηνίδες (Λούτσα) (2 vols.). Πραγματείαι της Ακαδημίας Αθηνών, 71. Athens: Academy of Athens, 2013. Pp. 524; 221, 169 p. of plates. ISBN 9789604042739.

Reviewed by Jacques des Courtils, Université Bordeaux Montaigne (jdes-courtils@u-bordeaux-montaigne.fr)

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L'auteur de la présente publication fut chargé en 1997 de publier les fouilles de l'Artémision de Loutsa (Halai Araphénidès) menées par I. Papadimitriou (1956/7), pour lesquelles, malheureusement, il n'y a pas de données stratigraphiques, mais qui furent complétées par quelques sondages ultérieurs. La publication a été préfigurée par un article du même auteur paru en 2010 : « Die Entwicklung des attischen Artemis-kultes anhand der Funde des Heiligtums der Artemis Tauropolos in Halai Araphenides (Loutsa) », in H. Lohmann, T. Mattern, edd., Attika. Archäologie einer « zentralen » Kulturlandschatft, Akten der internationalen Tagung vom 18-20. Mai 2007 in Marburg, Wiesbaden 2010, 167-82. Dans cet article, l'auteur avait fourni une nomenclature des restes d'offrandes (figurines et vases) découverts dans les fouilles. Dans le nouveau livre, il présente l'intégralité des données de fouille mais cet exposé est précédé de chapitres consacrés à l'implantation du sanctuaire et à l'étude du culte d'Artémis Tauropole. Cette démarche livre au lecteur la totalité des pièces du dossier, traitées dans l'ordre chronologique, mais a pour inconvénient d'alourdir le propos : il eût été plus juste d'intituler le livre : « le sanctuaire et le culte d'Artémis Tauropole… »

Une première section (Introduction) est consacrée à la plaine d'Aphidna dans son ensemble : l'auteur analyse les données géographiques et anthropiques qui caractérisent l'installation humaine dans cette partie de l'Attique, son élection comme un des dèmes de la Paralie, enfin l'histoire de la découverte et de la fouille du sanctuaire d'Artémis. Ce dernier, localisé définitivement en 1920, ne fut fouillé qu'en 1956 après avoir souffert de pillages qui eurent pour effet de laisser en place bien peu de vestiges des constructions.

Dans la deuxième section, l'auteur s'efforce de reconstituer le rituel artémisiaque à la fin de l'époque archaïque et au Ve s. sur la base des sources écrites — en premier lieu la pièce d'Euripide Iphigénie en Tauride. Euripide aurait choisi de placer l'action en Tauride pour faire un parallèle entre le sacrifice humain symbolique d'Halai Araphénidès et les sacrifices réels qu'auraient pratiqués, d'après Hérodote, les habitants de la Tauride (Hérodote compare d'ailleurs les deux régions). L'auteur fait remonter l'analyse du culte jusqu'à l'époque archaïque, afin de mettre en lumière sa nature chthonienne et son évolution vers un culte à connotation civique. Il passe en revue les interprétations modernes qui ont été données de la pièce d'Euripide (Vidal-Naquet, Burkert, Graf…) et du caractère sauvage du culte d'Artémis, mais aussi des éléments de rituel qui nous sont connus. Le point commun des rituels artémisiaques dans le monde grec est, avec des variantes, la mise à mort symbolique mais toujours violente d'un homme, où se lit un aspect carnavalesque destiné à ressouder la communauté : l'auteur nous amène ainsi à l'idée que la signification cachée de la pièce réside dans les rites de passages à l'âge adulte des jeunes filles (Iphigénie) mais aussi des jeunes gens (Oreste). Chez Euripide, c'est Athéna qui humanise le culte, mais Apollon intervient aussi fortement.

L'auteur analyse ensuite les pratiques rituelles du second classicisme sur la base d'un extrait de Ménandre mentionnant une pannychis et de trois inscriptions, dont la dernière est connue depuis 1998 seulement et enrichit notre connaissance par la mention de chorèges et de la proédrie lors des agônes.

La 3e et plus importante section du livre est consacrée aux données archéologiques. Pour suppléer au manque de données de fouille, l'auteur fait une revue extrêmement synthétique de l'histoire religieuse de l'Attique depuis l'Âge du Bronze jusqu'au Bas-Empire, découpée en 11 périodes.

De là on passe sans transition aux données de la fouille de Papadimitriou, qui sont malheureusement très lacunaires. À l'est du temple a été trouvée une épaisse couche de cendre (destruction ? sacrifices ?) et dans les environs une quantité d'éléments de la couverture datables du début de l'époque classique ainsi que quelques tambours de colonnes doriques stuqués. Des fragments de céramiques s'échelonnent sur l'ensemble de la durée des 11 périodes. Dix secteurs ont été fouillés mais les résultats sont inutilisables (mentions de centaines de tessons de diverses catégories de vases et d'autres objets, sans contexte stratigraphique). Les indices architecturaux permettraient de dater la construction du temple vers le 2e ¼ du Ve s., mais l'auteur ne justifie pas précisément cette assertion, qui sera étayée par l'étude de détail des terres cuites architecturales et des céramiques. Un lot de matériel est daté au dernier tiers du IVe s., mais tout le reste a été trouvé dans des remblais.

Sur une euthyntéria de 14,11 m sur 21,16 s'élevait un petit temple dorique péristyle dont le sèkos comprenait à l'arrière un adyton. Le stylobate, lacunaire, peut être restitué à 12,56 m sur 19,44 (les dimensions sont proches de celles du temple de Brauron). L'ensemble a été rasé jusqu'au sol et il ne reste que d'infimes fragments de l'élévation : en particulier un morceau de triglyphe et quelques éléments (brisés) de terres cuites architecturales (antéfixes à palmettes). Si la restitution d'ensemble ne pose pas de problème, certains points particuliers font l'objet de discussions étendues. Il s'agit tout d'abord de l'entraxe et du rythme de la colonnade, que les auteurs précédents avaient restituée de façons diverses : 6 x 13 (Papadimitriou), 8 x 12 (Travlos), 6 x 9 (Hollinshead, Knell). L'auteur choisit finalement le restitution de Knell, sur la base de comparaisons empruntées au IV e s. et malgré les dessins de Travlos qui, pour n'être que des minutes, paraissent néanmoins d'une très grande précision…

L'auteur signale aussi des sols de gravier pris dans du mortier, conservés sous la péristasis, à niveau avec le stylobate. Certains des graviers sont coupants, donnant un sol avec aspérités et multicolore. Ils sont conservés sur les côtés nord et sud au contact avec les quelques blocs de stylobate encore en place dans la section centrale des deux longs côtés : comme il ne semble pas y en avoir eu ailleurs, ils pourraient correspondre à l'emplacement de portes latérales pour lesquelles on n'a malheureusement aucun autre indice (et dont la présence surprendrait dans un si petit édifice).

De la largeur de la porte du naos on n'a pas la moindre trace non plus. Quant au petit « muret » qui vient se plaquer contre les blocs conservés du mur de refend, il me paraît constituer simplement la bordure du remplissage entre les fondations des murs. Il manque probablement une assise de substruction avant les murs proprement dit et il faudrait donc surélever d'autant l'ensemble de l'intérieur du sèkos.

L'étude des éléments de couronnement est rendue difficile par la pauvreté des vestiges : il est impossible d'étudier l'entablement, mais les rares terres cuites architecturales fournissent tout de même le seul indice de datation solide, qui permet de placer le temple assez haut dans le V e siècle (avec une réparation à la fin du même siècle).

Des traces d'autres bâtiments du sanctuaire furent repérées lors de fouilles entre 1970 et 1976. On y trouve : un long bâtiment parallèle au temple (stoa ?) ; des tronçons de murs à environ 40 m à l'ouest ; et surtout les restes d'un naïskos (héron d'Iphigénie d'après L. Kahil). Sa fouille a rendu de très grandes quantités d'offrandes (figurines, vases…) datables de la fin de l'époque géométrique au IV e siècle a.C. Enfin on signalera la trace d'un petit propylée.

L'étude des céramiques et des petits objets qui suit l'étude architecturale est extrêmement détaillée (500 tessons sont étudiés, de l'Helladique Récent jusqu'au IV e s.). Malgré l'état décourageant de la plupart, l'auteur identifie pour l'époque archaïque et classique des formes liées au rituel du banquet et au monde féminin (loutrophores). Malheureusement, ces trouvailles sont dépourvues de tout contexte stratigraphique et constituent un échantillonnage aléatoire, dont l'auteur peut seulement souligner qu'elles correspondent à l'interprétation qu'il a donnée du rituel local, concernant aussi bien les jeunes hommes que les jeunes femmes.

Dans la conclusion de l'étude du matériel, l'auteur revient sur sa conviction de l'existence d'un lieu de culte dès l'époque des tombes à chambre. En tout cas, il remarque que les sites des trois grands Artémisia de l'Attique (Brauron, Munichie, Loutsa) présentent les mêmes caractéristiques topographiques et matérielles dès cette époque et les mêmes liens avec Egine (céramiques). La même lecture est proposée pour le matériel de l'Helladique Récent IIIC, qui présente des affinités avec les trouvailles de Kalapodi. L'auteur applique implicitement cette interprétation à l'époque subgéométrique et géométrique qui aurait donc vu le culte perdurer. Cependant, ce n'est qu'au VII e s. qu'apparaissent les offrandes de type spécifiquement religieux (figurines). Celles-ci, il est vrai, ne sont pas particulièrement caractéristiques du culte d'une divinité féminine. L'abondance de coupes et de skyphoi à l'archaïsme mûr atteste l'épanouissement des pratiques de banquet à l'occasion des fêtes, en l'occurrence : des concours masculins, tandis que loutrophores et miroirs en bronze caractérisent un culte féminin. Tout cela renvoie à un culte lié au passage à l'âge adulte des jeunes gens (connotations militaires et agonistiques) autant que des jeunes filles et à leur intégration dans la communauté civique de la toute nouvelle polis.

Cet ouvrage, complété par un résumé assez copieux en langue anglaise, des catalogues de matériel, des tableaux et un appareil iconographique abondant (dessins et photographies), a d'abord l'immense mérite de fournir aux chercheurs l'intégralité des trouvailles faites lors des fouilles du sanctuaire d'Halai. L'auteur ne saurait être tenu pour responsable des lacunes de la documentation archéologique (données de fouilles) qu'il essaye avec beaucoup de mérite de compenser par des analyses aussi poussées que possible. On regrettera toutefois qu'il se soit contenté des plans et dessins d'architecture anciens (mais peut-être était-ce la meilleure solution, eu égard à la dégradation du site à l'époque contemporaine). Une mise à jour de ces documents eût été bienvenue.

Le texte lui-même est alourdi par l'introduction très fréquente de discussions à l'intérieur des descriptions (par exemple, pour justifier l'existence de deux degrés de crépis seulement, qui serait caractéristique de l'époque archaïque). Le texte y perd en force, d'autant que l'établissement de la chronologie, très problématique, aurait été mieux argumenté si tous les indices avaient été rassemblés. On ressent particulièrement cette faiblesse lorsqu'est discutée la chronologie des terres cuites architecturales qui imposent une datation au début du 5e siècle, alors que la discussion sur le rythme de la colonnade amène l'auteur à proposer pour celle-ci une date au IV e siècle… On doit même souligner la présence de discussions un peu oiseuses (pour montrer que la crépis et les murs sont de même époque, ou sur les différents types de toitures réalisées par les anciens Grecs). Mais cet ouvrage vient combler une lacune regrettable de notre connaissance des sanctuaires de l'Attique. L'auteur a essayé de tirer le maximum de conclusions de toutes les données disponibles : cet effort méritoire a sensiblement alourdi cette publication sans permettre de remplacer complètement les données disparues. Néanmoins, il faut lui être reconnaissant d'avoir eu le courage de s'attaquer à un dossier très difficile et d'en avoir tiré le maximum.

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Monday, December 15, 2014

2014.12.19

Harald Bichlmeier, Studien zur Verwendung der Lokalpartikeln im Mykenischen. Wiesbaden: Dr. Ludwig Reichert Verlag, 2014. Pp. 152. ISBN 9783954900121. €39.00.

Reviewed by José Miguel Jiménez Delgado, Universidad de Sevilla (jmjimdelg@us.es)

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Table of Contents

This book is a lexicographic monograph on the so-called local particles in Mycenaean Greek. While some syntactic uses have been taken into consideration because local particles function as adverbs and prepositions, most of the text is devoted to their appearance in compounds. The occurrences, different possibilities of interpretation, and bibliographical references are systematically collected under each particle and are analysed in alphabetical order. At the end of the book, the results are arranged by function and particle. There are also complete indices of cited bibliography, Mycenaean words, and texts.

The introduction ("Forschungsstand") is limited to an explanation of what is meant by "local particle" and to a description of the problems related to the shortcomings of Linear B for rendering Greek. A brief summary of the organisation of the book is also provided. The status quaestionis, strictly speaking, is reduced to some bibliographical references appearing in notes which are not discussed.

The book is mostly devoted to the appearance of the local particles in compounds, which amount to at least 90% of their occurrences in Mycenaean Greek. Adverbs and prepositions are not frequent in Mycenaean texts. Nevertheless, this is a very important issue for the study of Ancient Greek given that Mycenaean data confirm to a certain extent what we can deduce from Homer: prepositions are ancient adverbs that became associated with a noun. In this regard, it is regrettable that some examples are missing, namely, three probable examples of u-po used as a preposition: u-po ka-ro (PY Ub 1318.6), u-po we-e-wi-ja (PY Ub 1318.6), and u-]po ka-*56-ṣọ (KH Ar 4.1). Furthermore, one should observe that /hupo/ is not included in the list of prepositions offered in the final chapter (§24.1), and that /apo/ and /eks/ are included amongst adverbs, though that is not the case, see §§6.2 and 9.2 respectively.

Moreover, some of the particles studied prove difficult to classify as local. The adverb ἅμα, mostly temporal, albeit admitting also a local sense, can be used as an improper preposition with dative, yet it is not productive in verbal and/or nominal composition. The adverb ἔτι is not a local particle in Greek no matter what its etymological origin may be. It is never used as a preposition, and it is quite rare in composition. The same can be said of καί. The case of u-pi- is more difficult since there is no alphabetic parallel: its only occurrence in a gentilic designation (u-pi-ja-ki-ri-jo) makes it difficult to decide whether we have to analyse the first member of the compound as (h)upi- or (h)up-. A prehellenic origin is also possible. Finally, the accentuation of ἔν is unknown in Greek, and ἔξ is only accented in anastrophe.

One of the most remarkable features of this book is the author's thoroughness in handling the different possibilities of interpreting each item. It is easy not to agree with the author in all cases since a number of them are quite elusive. Some of the discrepancies have been listed in the appendix below.

The bibliography is very complete and up-to-date even though the number of references in Mycenaean studies has become so considerable that it is difficult to know all of them. Perpillou's study of the prepositions in Mycenaean, including their use in composition, is lacking.1 Also missing are Bernabé's proposal for interpreting a-pi-qo-to2 as well as Melena's recent papers on the untransliterated syllabograms.3 The book is very nicely edited, though it is not without mistakes and typos.4

Despite the problems discussed above, which are much less troubling than they might seem, this is a very interesting book in which the author exhibits an impressive knowledge of Mycenology as well as Greek and IE linguistics. I highly recommend it to those interested in Mycenaean Greek and/or in any IE branch.

Appendix

- the transition glide (cf. pa-ki-ja-si /sphagii̯ānsi/) was probably a graphic device to distinguish the absence of aspiration;
- the use of ra2 to render -rr- (n. 109) is deduced from a-ke-ra2-te, an aorist participle belonging to the paradigm of ἀγγέλλω or ἀγείρω in which the group liquid + sibilant might have evolved into ll or rr according to Ruipérez (in Acta Mycenaea I), but if ra2 renders a geminate this must be a palatalised one;
- in the author's opinion, a-pu-ke contains apocopated ἀνα- before an obstruent (p. 14), but this is quite strange in Mycenaean;
- ki-ri-ta is interpreted in the singular /krithān/ (p. 15), although κριθή tends to be plurale tantum in alphabetic Greek;
- the sibilant is usually represented in Linear B before m, therefore a-pu-do-mo is unexpected instead of a-pu-do-so-mo despite the author's opinion (p. 28);
- e-sa-pa-ke-me-na /en(s)-spargmenā/ would be a perfect participle without augment (p. 37); the augment is facultative in aorist forms, although it is necessary to mark this form of σπάργω (cf. σπάρξαν in h.Ap. 121) as perfect (note the irregular rendering of the sibilant before an obstruent to distinguish this sort of reduplication);
- it is rather improbable that e-ke-se-si is a dat. sing. (p. 44), in that case *e-ke-se-si-je would be expected;
- "Und der Sasāwōn…" (n. 452) is an inaccurate translation due to the fact that the copulative particle -qe is postposed to the verb e-ke in the original text;
- the meaning of o-pi + dat. must be related to ἐπί + dat. (p. 47), so that o-pi + personal name in dat. most probably refers to the person in charge, cf. Pi. P. 8.76 τὰ δ'οὐκ ἐπ' ἀνδράσι κεῖται;
- o-pi … qe-to-ro-po-pi o-ro-me-no is probably not an instance of tmesis (p. 51), cf. e-pi i-ku-wo-i-pi (KN V 280.15), in which e-pi is construed with a noun taking -pi;
- o-pi-de-so-mo is interpreted as dat. pl. (p. 52) although it could perfectly well be a collective singular or even nom. pl.;
- the transposition of the aspiration, cf. o-pi-ja-ro /op(h)i-i̯alos/ (p. 53), is more likely to be post-Mycenaean, otherwise *o-pa-ro would be expected, cf. ἔφαλος;
- o-pi-ke-wi-ri-je-u cannot be an adjective (p. 55) since the suffix -ēu- only forms substantives;
- e-pi-qo-i /ep(h>i-(h)ikku̯oi̯hi/ (p. 57) cannot conceal an aspiration, which is secondary in the case of ἵππος (< IE * h1eḱu̯o-), otherwise *e-pi-i-qo-i would be expected;
- Dunkel's hypothesis, in which some alphabetic insurmountable exceptions to the expected results of the first compensatory lengthening are Mycenaean archaisms, supposes that the Mycenaean evolution of the consonantal groups concerned was the lengthening of the preceding vowel, cf. ὦμος (n. 592), although the author seems to favour Ruipérez's hypothesis, whereby the Mycenaean stage was the lengthening of the sonorant;
- anastrophe is unknown in Mycenaean texts, even in the case of e-ne-ka, so the postposition of pa-ro is rather unexpected (n. 753);
- the translation of u-po-o-pa 'für opa' (p. 91) is very strange; u-po does not indicate purpose but obligation ('under opa').

Furthermore, in some cases, certain interpretations are clearly unnecessary. Theoretically, they are possible but rather remote:

- this is the case with u-me-ta-qe-a-po (p. 26) where the interpretation of -a-po as a preposition ending in ō is completely out of place: it is not attested in alph. Greek; the adduced parallels are adverbs (κάτω, ἄνω); and anastrophe is not proper to Mycenaean texts;
- the verb form e-ke-jo-to can hardly be a future form (p. 36) considering that the future suffix -s- does not undergo aspiration in Mycenaean, cf. -a-se-so-si (PY Cn 608.1), do-se (PY Un 718.3.9), and do-so-si (PY Jn 829.1);
- the verbal adjective e-ka-te-re-ta cannot be related to ἐξαρθρέω (p. 37) -*e-ka-sa-te-re-ta would then be expected- nor can it be a compound of ἐν + κατά + τρητός since in that case *e-ka-ta-te-re-ta would be expected;
- as the author himself points out (p. 58), e-po-me-ne-u cannot be related to ἕπομαι since it does not contain a labiovelar.

In other cases, the context clearly precludes certain interpretations:

- a-re-sa-ni-e as a personal verb form (p. 37) in the same entry where a-pe-e-ke (= ἀφῆκε) appears;
- o-pi-ra-i-ja as a feminine occupational term (p. 54) in a series (PY Cn) where there is no other comparable instance;
- e-pi-qo-ra2 as an appellative (p. 56) despite the fact that it belongs to a list of place names;
- po-ro-e-ko-to as a personal verb form (p. 84) whose meaning ('erreichte') does not match what we expect to be recorded on a nodule;
- po-ro-ko-re-te as unrelated to ko-re-te (p. 87);
- po-ro-wi-to as something different from a month name (p. 88) although it is used to date some PY Fr tablets and appears as a temporal genitive in PY Tn 316.

A few interpretations are missing, some published after the book appeared:

- in a-mo-i-je-to (p. 8), a-mo- can also be interpreted as the pendant of alph. Greek ἁρμοῖ 'just, lately, at once, tightly';
- it would be possible to interpret a-po-te-ro-te (p. 25) as a locative in -thei (cf. alph. Greek -θι);
- ku-ta-ti-ja is the gentilic of ku-ta-to which has been associated with the Cretan place name Κύταιον, so that /kutatiā/ without the sibilant after u is preferable (p. 26);
- according to the contexts in which it appears, te-ko-to-(n)a-pe is interpretable as a place name (p. 29);
- the reading a-ti-ja-[ on MY X 1.1 (p. 32) has been updated to a-ti-ja-ṭị[, cf. Pasiphae 6, 2012, pp. 47-58;
- e-we-pe-se-so-me-na could also contain the future middle participle of ἕψω 'to boil' (p. 38), which is attested in alph. Greek;
- regarding e-ke-ra2-wo (p. 39), apart from other interpretations collected in DMic., there is a new proposal published by García-Ramón;5
- in the case of ku-su-to-ro-qa (p. 71), a new paper by Duhoux should be added,6 but especially its probable connection to alph. Greek συστροφή;
- in the case of do-ro-jo-jo (n. 758), the possibility of a dittography must be taken into consideration, given that it would otherwise represent the only case of a genitive dependent on the preposition pa-ro, which is systematically construed with dative in Mycenaean texts;
- (po-ro-)ko-re-te (p. 87) has also been related to κορέω;
- po-so-po-re-i (p. 90) could also be a derivative of ὠφελέω;
- u-po-di-jo-no (p. 92) is difficult to interpret; I wonder whether it may be related to δίεμαι.



Notes:


1.   Jean-Louis Perpillou, Essais de lexicographie en grec ancien, 2004, pp. 129-188.
2.   Alberto Bernabé, "Hom. ἀμφίβροτος y mic. a-pi-qo-to, ¿un caso de etimología popular?", in L. Gil et al. (ed.), Corolla Complutensis. In memoriam J. S. Lasso de la Vega contexta, 1998, pp. 39-48, available at academia.edu.
3.   José Luis Melena, "Filling gaps in the Mycenaean Linear B additional syllabary: the case of syllabogram *34", available for download at here, in A. Martínez et al. (eds.), Ágalma. Ofrenda desde la Filología Clásica a Manuel García Teijeiro, 2014, pp. 207-226; "Filling gaps in the basic Mycenaean syllabary", in A. Bernabé & E. R. Luján (eds.), Donum Mycenologicum. Studies in honour of Francisco Aura Jorro, 2014, pp. 75-85.
4.   to-sa 'ki-ri-ta' should read pa-sa 'ki-ri-ta' (p. 15), /amphi-le(u̯)i̯os/ should read /amphi-le(h)i̯os/ (p. 20), a-pi-ẹ-ṛạ-do-e-ro-i should read a-pi-ẹ-ṛạ˻˼do-e-ro-i (n. 196), /amphii̯-etās/ should read /amphi-i̯etās/ (p. 22), PY Xa should read Na 1044 (p. 23), *201VASshould read *2̣0̣1̣VAS (p. 26), /en-alip(h)thos/ should read /en-alip(h)tos/ (p. 36), Nominamtiv should read Nominativ (n. 517), ἰρίᾱ should read ὁρίᾱ (p. 62).
5.   José Luis García-Ramón, "Anthroponymica Mycenaea: e-ke-ra2-wo */En-kheriā-wōn/, *ἐγχειρία y ἐγχειρέω 'emprender' (*'poner mano en'), ἐγχείρημα, ἐγχείρησις", in Donum Mycenologicum, pp. 35-49.
6.   Yves Duhoux, "Linéaire B ku-su-pa, ku-su-to-ro-qa et les débuts de la science grecque", Kadmos 52 (2013), pp. 53-68, at degruyter.com.

(read complete article)

2014.12.18

Marília P.​ Futre Pinheiro, Marilyn B. Skinner, Froma I. Zeitlin (ed.), Narrating Desire: Eros, Sex, and Gender in the Ancient Novel. Trends in classics - supplementary volumes, 14. Berlin; Boston: De Gruyter, 2012. Pp. xi, 289. ISBN 9783110281828. $154.00.

Reviewed by Anna Foka, University of Umeå​ (anna.foka@umu.se)

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Preview

[The editors apologize for the delay in publication of this review.]

The ancient novel has never been examined to the same extent as Classical Greek or Golden Age Latin literature and this collection, edited by three accomplished gender scholars, is a great addition both because of its field and of its perspective, that of gender studies. The volume overall holds great interest to scholars and students of gender, emotions, and sexuality in antiquity. The editors go beyond the Greek novel, to include Byzantine and Roman samples of the genre with a specific focus on narratives and representations of love, desire and gender.

The volume comprises fourteen essays originally presented at the Fourth International Conference on the Ancient Novel in Lisbon in July 2008. The design of the book is helpful for research on the topic, with a composite bibliography, a separate Subject Index and an Index Locorum.

Individual contributions are grouped thematically rather than chronologically, and seek to explore the concepts of erôs, sex and gender under four larger themes in line with trends in current gender and sexuality studies research: 1) gender and the use of space, 2) male identity and gendered ambiguities, 3) female sexuality and eroticism, 4) sexual identity and gender transformations. One of the major novelties of the volume is that contributions seek to destabilize any fixed, binary opposition of masculine and feminine in the ancient world, and the book aims to bring out more interesting, transgressive concepts, like 'gendered ambiguities, hybrid identities, and role reversals' (p. 3).

In his introductory essay Jean Alvares, employs Lacanian theory to discuss desire in the Greek novel and so sets the ground for theoretical questions regarding the larger subject of erôs in the Greek novel. The author brings up formulations of the Imaginary, the Symbolic, the Law of Father and Configurations of the Real to explain the inner dynamics of desire in the Greek novel. Going beyond previous scholars of Roman elegy who employed Lacan, Alvares skillfully helps his reader observe new connections and opens valuable avenues of interpretation, especially concerning desire. He boldly states that romances are to seen largely as complex 'dramas of desire' and not as love stories. Though it limits itself to only one current trend Alvares' theoretical focus sets the ground for further explorations.

The second section, 'Gender and Organizing Space', offers a variety of approaches which go beyond earlier studies of space in the novel in analyzing the intertwining arrangements of space and gender. The first essay, by Elena Redondo Moyano, investigates the plots of five, entirely preserved Greek novels of 'love and adventures' (29), Chaireas and Callirhoe, the Ephesiaka, Leukippe and Clitophon, Daphnis and Chloe, and the Aithiopika. Redondo Moyano specifically treats concepts of macrospace (wider, public) and microspace (individual, private). She suggests that within the eastern cities of the Roman Empire, this conservative erotic ideology found in the said novels served specific practical needs of Hellenistic cities' elite communities. Redondo Moyano first discusses the cultural/intellectual and geographical framework of these texts and then examines what she considers 'the adventures', events the heroes have to endure to live up to the ideal of chaste love. She sharply observes that these adventures take place in imaginary spaces located in cities familiar from the literature available to the philhellenic educated upper class to which the protagonists belong. She then examines the roles of couples within microspaces; in a somewhat shorter section of her essay she observes how their sexual roles, post-adventure, become normalized as they are legalized. In the conclusion Redondo Moyano brings up the Greek perception of space (as similar to the home city) and the practical importance of marriages between members of the same culture and social class as indicative of the Greek polis ideology, which is transmitted mainly through the adventures experienced in the macrospace. She juxtaposes this with concepts of microspace, where one observes in the interaction between the young couple that traditional role models 'are transmitted whereby male authority is always reasserted' (47) and concludes that gender symmetry as a concept has clear limits and is often harnessed to the same social goals that the accepted values sought to achieve.

In the next essay Donald Lateiner delves into Aithiopica and Historia Apollonii to discuss gendered behaviors in deviant, threatening situations, namely violations of space and territorial intrusions. For Lateiner, the gendered spaces of the ancient novel echo the gendered ideologies and expectations of their readership. Lateiner skillfully shows how in both novels, although females have fewer place-making opportunities, most of them transgress their gendered, immobilizing boundaries and manage to produce space for themselves in a man's world, thus employing what Lateiner names 'cognitive geography', space as humans perceive it (74). For Lateiner both novels focus on the fractures of the family, specifically the intergenerational relations between fathers and daughters. Within the study of male space-controllers, Lateiner cleverly concludes that the manipulation of 'adventure time' by intelligent (female) characters eventually results in an elevation of their status even while it dramatically limits their mobility.

Anthony Littlewood focuses on the rather neglected genre of Byzantine literature by looking at the early fourteenth century novel Kallimachos and Chrysorrhöe by Manuel Philes. The essay discusses desire, love and romance in relation to vegetal-inspired allegory, but does not connect these to gender theory. Instead, Littlewood concentrates on the symbolic use of landscapes and gardens as aesthetic indicators of romance conventions. Littlewood highlights the importance of vegetal and aqueous symbolism for a Byzantine romance and even compares them with their biblical parallels.

The third section, 'Male Identity and Gendered Ambiguities', has four essays. Meriel Jones focuses on the performance of paideia in Chariton's Dionysios as an element that denotes private and public masculinity. Jones' excellently structured and well-argued essay begins with a coherent outline of the ancient construction of paideia as an element of masculinity, performed in both the public and private sphere. Jones skillfully helps explain why a successful performance is based upon fragile impressions of gender, and analyses the tension between masculine ideals and reality. According to Jones, Dionysus perfectly exemplifies the importance of both public and private paideia but also the impossibility of complete attainment of ideas of masculinity. The freshness of this essay is its focus on gender ambiguity in relation to paideia in both public and private realms.

The next three essays, deal with Achilles Tatius. Building upon previous studies on Achilles Tatius, especially concerning the body and its boundaries as well as questions of gender identity, Froma Zeitlin discusses partheneia and gendered ambiguities. Taking partheneia as the point of contestation, Zeitlin proves with brevity that masculine and feminine roles are more ambiguous and go beyond older binary interpretations, first in terms of social roles within the novel and more specifically in constructions of independent selfhood in conditions of contact and separation. An appendix contains examples of modes of communication that can be useful for the study of emotion in the novel.

Romain Brethes concentrates on Achilles Tatius' novel Leucippe and Cleitophon, specifically the sexual identity of the novel's male main character, the definition of the masculine self and the destabilization of firm boundaries of gender representations. Brethes looks beyond parody and pastiche as well as traditional attacks on masculinity found in courtroom oratory and instead focuses on the sexual phraseology found in the novel, where binary female and male representations become irrelevant.

Daniel King deals with the same novel as Brethes, but concentrates on female subjectivity. King builds upon earlier studies downplaying female empowerment that combine Christian martyr-stories and Leukippe's control of the body to discuss the masculine domination of the narrative. King finds a more positive story about female empowerment and agency and not only highlights the well-established idea of the centrality of the body in the Greek novel but also raises questions about how readers bring alternative narratives and focalizations which question the androcentric reading of the text.

Section four, 'Female Sexuality and Eroticism in the Greek Novel', offers two very interesting essays. Saundra Schwartz concentrates on the first two books of Heliodorus Aethiopica and looks at the four variations of the topos of a husband confronting his wife and a moichos in the bedroom and combines these with data from Roman juridicial procedures regarding adultery. She focuses on the conventions that connect private and public space and deconstructs the links between action and consequence, bedroom and courtroom, with clarity and crispness.

Melissa Funke's chapter challenges Apollodorus' ([Demothenes] Against Neaira 59.122) three distinct female categories: mistresses, concubines and wives via a comparative study that compares Chloe's character in Longus' Daphnis and Chloe with courtesans in Alciphron's letters. This excellent contribution examines these characters' function as literary creations of the second sophistic and concludes that there is agency in Longus' Chloe, just like Alciphron's courtesans. Most importantly, Funke reshapes ancient female sexuality by means of three new indexes: consent, visual initiation of desire, and acts related to desire. These could be applicable in other genres as well.

The last section of the book contains four essays on sexual identity and gender transformations, and concentrates on Petronius and Apuleius. Marilyn Skinner examines Petronius' Satyricon in terms of both historical context and character analysis, arguing that the comic character Fortunata gains the audience's sympathy despite being humiliated; instead, she is in fact constantly at risk of losing her social position because of her husband's preoccupation with his self-image. Skinner employs legal and epigraphical evidence for the actual circumstances of women of her calibre (non elite) noting specifically the limits placed by gender upon her efforts to advance herself. The essay concludes with the very precise argument that pervasive anxieties over class mobility might have induced the refined audience of Petronius to empathize with Fortunata.

Judith Hallett engages in the theme of impotence in Ovid's (Amores 3.7) and Encolpius (Satyricon 126 ff.). Through intertextual parallels and insightful, elaborate comparisons, Hallett demonstrates Petronius' imitation of Ovid as well as the latter's parody of Catullus. Hallett concludes that 'in the section of Encolpius' impotence in Satyricon, Petronius portrays Encolpius as responding to Ovid in Amores 3.7 in the realms of both phallic and literary performance' (222) thus offering a new image of the dynamics between different Roman literary texts.

John Makowski concentrates on Petronius' Satyricon building upon current studies of gender and sexuality, particularly male-male sexuality. He deals with the way Encolpius' literary pretensions and their resulting fabrication of his narrative world, constructed on epic and tragic formulae, affect Giton's gender roles. He also treats the text as a subtextual allusion to Nero's performance of male and female characters on the Roman stage.

Last, Anna McCullough's contribution focuses on gender transformations in Apuleius' Metamorphoses. McCullough makes the interesting point that female gender transformation is considered a positive behavior (portraying a variety of manly virtues) as opposed to men's rather superficial transformation that refers to cross-dressing and effeminate behavior.

The volume successfully applies a variety of disciplines to interpret the theme desire in the ancient novel. Since this is an edited collection of essays concentrating on desire, one might naturally expect to see more scholarship on the large subject of emotions in antiquity, specifically eros and desire and its variety of definitions. The volume, however, seems to limit itself to sexuality in the ancient novel. Still, it deals with a wide range of different themes in their original concepts, as well as employing a variety of approaches such as queer/feminist studies, gender identity, masculinity and masculine identity, the rhetoric of space and psychoanalysis. It further elevates the ancient novel as a literary topos in the form of a love story where cross-cultural interaction is reflected in the religious, social and political interactions of both genders in the early Imperial period. Not restricted to those interested in ancient novel, it can be a useful handbook for students and researchers of the ancient world, emotions in history and literature as well as scholars of gender/queer studies.

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2014.12.17

AnneMarie Luijendijk, Forbidden Oracles?: The Gospel of the Lots of Mary. Studien und Texte zu Antike und Christentum / Studies and texts in antiquity and Christianity, 89. Tübingen​: Mohr Siebeck, 2014. Pp. xii, 208. ISBN 9783161528590. €69.00 (pb).

Reviewed by Pieter W. van der Horst (pwvdh@xs4all.nl)

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This book contains everything a scholarly reader could wish to have in a book: a hitherto unknown ancient text in its original language with an English translation, a short commentary, an extensive introduction, photos of the complete manuscript, a full list of the text's vocabulary, various indexes, and a bibliography. And all this almost without errors at that. The author is AnneMarie Luijendijk, associate professor of religion at Princeton University.

The new find is a Coptic miniature codex, presently at Harvard University's Sackler Museum, and it contains the completely intact text of an early Christian handbook for divination by means of sortilegium, so it is a lot oracle, a type of divination strictly forbidden by most Christian leaders and synods but nevertheless widely practiced in Christian antiquity (and later times). The manual's title is: The Gospel of the Lots of Mary, the Mother of the Lord Jesus Christ, she to whom the archangel Gabriel brought the good news. In ch. 1 of the long introductory part of the book Luijendijk first discusses the strange fact that the work calls itself a gospel, whereas it is anything but that; it is a string of 37 oracle answers. She argues that in late antiquity for many the term euangelion had become synonym with 'sacred book' and the author capitalized on the awe this term provoked. "In commencing with the word Gospel, the author of our divinatory text intentionally tapped both into the ritual connotation of the term gospel and its status as sacred book" (24). In addition to that, as she demonstrates, the term euangelion was still used in its original sense of 'good news' or 'positive message.' That this gospel is said to be a message of Mary is to be viewed in the context of the flourishing of Mariolatry in late ancient Egypt. "In attributing the divinatory good news to the exchange between Gabriel and Mary [see Luke 1], each individual consultation of the oracular answers in the codex becomes an imitation, a reenactment of that divine communication" (28). As a matter of fact, Jesus himself hardly plays a role in this 'gospel.'

Ch. 2 deals with the codex itself. On codicological and palaeographical grounds it is dated to the fifth or sixth century and Luijendijk convincingly argues that it most probably originated at the shrine of St. Colluthus in Antinoe in Egypt, a Christian pilgrim site where divination was practiced on a large scale as the find of hundreds of oracular tickets there proves, even though church authorities had forbidden it. The ecclesiastical opposition against this practice made it necessary that the codex was easy to conceal, hence its tiny proportions (75x69 mm). This small size the codex shares with some 200 other ancient codices 10 of which are miniature divinatory codices in Greek and Coptic (these are duly listed at p. 52 n. 82).

In the next chapter the author presents us with a succinct but clear account of the various ways in which ancient lot oracles could be consulted. Here she also discusses the phenomenon of bibliomancy, i.e., random opening of the Bible and finding the answer to your question or the solution to your problem at the first passage your eyes fall upon or your index finger touches. She plausibly suggests "that either diviner or client opened the little codex at random and took the page where it opened as containing the answer to the question. The book's layout, with two-facing pages deliberately opening up to one answer, makes this a very plausible hypothesis" (64).1 The fourth chapter deals with the negative reactions of the church leaders (and scholars, with the remarkable exception of Anastasius Sinaita) towards sortilege and its strong condemnation by various church councils, and Luijendijk stresses the importance of the fact that the new codex shows once more to what degree not only common people but also priests and monks (who most probably were the diviners) ignored the ecclesiastical warnings.

The rest of the book contains the Coptic text with English translation and notes. The oracular answers in themselves are not very interesting, vague as they tend to be (e.g., no. 27, "Trust in the help of the Most High and call upon his name with your whole heart. And he will send his good angel and he will lead you. Do not fear those who will kill your bodies without having more than this to do to you"). Luijendijk's notes are very concise and contain mainly references to and quotes of parallel passages, either in the Bible or in other lot oracles or both. Not all of this material is equally relevant. I sometimes wondered whether it made sense to present concatenations of sometimes nearly identical quotes to illustrate the usage of the document. On the other hand, there is reason to be grateful because many of the passages quoted are found in sources that are not easily accessible. To keep the book readable for non- Coptic readers, the author has provided all quotes in Coptic with a translation. The proofreading has been done very carefully; I spotted only one mistake: oious instead of oikous at p. 101. And Julian's Contra Galilaeos should be quoted from the edition by Masaracchia (1990), not the outdated one by Neumann (31 n. 93, 35 n. 117).

The book is a welcome addition to the dossier of 'non-orthodox' Christian material from late antiquity. The author shows her competence in this field at every page. And the book is written in a lively and fluent style which makes it a pleasure to read. Every student interested in early Christian divination should read it.



Notes:


1.   Here she could have referred to my 'Bibliomancy,' in C.A. Evans and S.E. Porter (eds.), Dictionary of New Testament Background (Downers Grove; Leicester: InterVarsity Press, 2000), 165-168.

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2014.12.16

Maria Fragoulaki, Kinship in Thucydides: Intercommunal Ties and Historical Narrative. Oxford; New York: Oxford University Press, 2013. Pp. xii, 443. ISBN 9780199697779. $150.00.

Reviewed by Carlo Scardino, Universität Freiburg im Breisgau​ (carlo.scardino@ucf.uni-freiburg.de)

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In der überarbeiteten Fassung ihrer 2010 entstandenen Dissertation befaßt sich Fragoulaki mit den bei Thukydides dargestellten zwischenstaatlichen Beziehungen mit dem Ziel, "to make a contribution to the political, social, and cultural history of ancient Greece of the classical period … and to offer new readings and appreciations of the author's narrative technique and style, and his interaction with literary context and contemporary and later audiences"(S. 26).

In der Einleitung (S. 1-31) stellt sie fest, daß Thukydides mit dem Begriff ξυγγένεια ("kinship") nur selten eine familiäre, sondern fast immer eine auf gemeinsamer ethnischer Abstammung und gemeinsamen mythischen bzw. historischen Banden beruhende Beziehung zwischen einer Mutterstadt und ihrer Kolonie bezeichnet. Davon werden andere, 'nicht-biologische' Verbindungen wie Freundschaft (φιλία) oder Gastfreundschaft (ξενία) terminologisch unterschieden, was zeigt, daß Thukydides und seine Zeitgenossen "were fully aware of the difference between the natural and the social orders of kinship both on the interpersonal and intercommunal level" (S. 9). Nach einem kurzen Überblick über den Stand der Forschung stellt Fragoulaki ihre eigene Methode vor, die neben althistorischen und philologischen auch kulturanthropologische und soziokulturelle Ansätze berücksichtigt.

Im zweiten Kapitel (S. 32-57) folgt eine semantische Studie der Begriffe ξυγγένεια/ ξυγγενής als "racial/ethnic" bzw. "colonial kinship" (S. 35), ἀποικία/ἄποικος als Terminus für die Kolonie und weiterer, die Verwandtschaft bezeichnender Begriffe wie μητρόπολις, οἰκιστής, Ableitungen des Stammens οἰκίζω/οἰκέω bzw. κτίζω/κτίσις, ἀλλότριος, γένος und ἔθνος. Während etwa ξυγγένεια eine natürliche Stammverwandtschaft bezeichnet, drücken οἰκειότης oder φιλία eine emotionale Bindung auch zwischen nicht-stammverwandten Gemeinschaften aus. In vielen Fällen wird aber bei Thukydides nicht explizit auf ein Verwandtschaftsverhältnis zwischen zwei Gemeinwesen hingewiesen, sondern subtil ein solches angedeutet (S. 54f.). Da bisher eine solche systematische Wortfeldstudie fehlte, ist dieses Kapitel sehr nützlich.

In den folgenden Kapiteln werden die wichtigsten im Werk behandelten Beziehungen untersucht: Zunächst werden in Kapitel 3 die Beziehungen zwischen Korinth und seinen Kolonien betrachtet (S. 58-99). Im ersten Teil steht der Konflikt mit seiner Kolonie Kerkyra im Mittelpunkt (Thuk. 1,24-55), der eine wichtige Ursache für den Ausbruch des Kriegs darstellte. Daß in der Antilogie in Athen zwischen Korinthern und Kerkyraiern (1,32-43) die Verwandtschaft zwischen Mutterstadt und Kolonie und die daraus von beiden Seiten unterschiedlich gedeuteten Verpflichtungen eine bedeutende Rolle spielen, wird von Fragoulaki einleuchtend dargelegt. Im weiteren wird das gut funktionierende Verhältnis zwischen Korinth und seiner Kolonie Syrakus nachgezeichnet, das ein Gegenbeispiel zu Kerkyra bildet. Kurz werden schließlich Hermokrates' Reden in Gela (4,59-64) und Kamarina (6,76-80) behandelt, in denen der Redner eine auf der ethnischen (dorischen) Verwandtschaft beruhende Identität der sizilischen Griechen postuliert.

Das vierte, dem aiolischen Stamm gewidmete Kapitel (S. 100-139) beleuchtet einerseits den Aufstand der Mytilenaier, andererseits die Beziehung zwischen Theben und Plataiai. Dieser innerboiotische Zwist bildet das Gegenstück zum Streit zwischen Korinth und Kerkyra und ist ebenso durch Gefühle von Haß und Mißgunst (μῖσος, ἐχθρά) geprägt (S. 121), wie die Reden zeigen: Während für die Thebaner die Verwandtschaft im Mittelpunkt steht, erinnern die Plataier die Spartaner an die aus ihren Verdiensten um die Lakedaimonier im Kampf gegen die Perser erwachsene Beziehung.

Das fünfte Kapitel (S. 140-208) umfaßt Spartas Beziehungen zu verschiedenen dorischen Gemeinden in Griechenland (wie Herakleia Trachinia oder Kythera) und Unteritalien, wobei zu beachten ist, daß einiges von Fragoulaki zitiertes Quellenmaterial, das mögliche verwandtschaftliche Beziehungen Spartas belegt, nicht aus Thukydides stammt: so gilt etwa für die Beziehungen zu Taras oder Kyrene, daß "intercommunal kinship ties remain unspoken" (S. 182). Es ergibt sich, daß "from an ethical and religious perspective, xyngeneia was important for the generally traditional and religious Spartans and could influence political and military decisions, but it could not alone supersede necessities and obstacles imposed by a war where Dorian and non-Dorian Greeks alike fought for survival and dominance" (S. 144). Dies gilt besonders auch für Melos, das als Kolonie Spartas galt (5,84). In Spartas Verhältnis zu den nicht- stammverwandten Griechen ist beachtenswert, daß Brasidas mehrmals emotionale Argumente, die sonst in Verwandtschaftsbeziehungen gebraucht werden, verwendet und durch öffentliche Riten in Skione (S. 192f.) und in Amphipolis (S. 196ff.), das Brasidas als neuen Oikisten anstelle des Atheners Hagnon (5,11) wählt, eine neue Art der zwischenstaatlichen Beziehungen begründet.

Im sechsten Kapitel (S. 209-281) untersucht Fragoulaki zunächst Athens von Thukydides zwar vorausgesetzten, aber nicht besonders fokalisierten, mythologisch begründeten Anspruch auf Autochthonie. Daß Thukydides bei der Erwähnung von Theseus' Synoikismos (2,15) den Rezipienten implizit dazu bringt, Perikles mit Theseus zu identifizieren, ist wohl richtig. Hingegen kann m.E. im Verhältnis zu Zakynthos (2,66,1) aus Thukydides' Text nicht abgeleitet werden, daß das Bündnis der Inselbewohner mit Athen eine Folge ihrer achaiischen Abstammung war.1

Im siebten Kapitel (S. 282-316) werden die Gemeinden mit einer gemischten Bevölkerung in Italien und Sizilien analysiert, soweit sie zu den Akteuren des Peloponnesischen Kriegs Beziehungen unterhielten. Darüber, daß auch zwischen den Athenern und den Etruskern, die auf ihrer Seite an der Expedition gegen Syrakus teilnahmen, ein (von Thukydides nirgends erwähntes) Verwandtschaftsverhältnis propagiert wurde, kann indessen nur spekuliert werden.

In Kapitel 8 (S. 317-320) werden die Ergebnisse der Untersuchung zusammengefaßt. Es folgen zwei Appendizes (S. 321-372), in denen Fragoulaki zum einen zu neuen Erkenntnissen über das Phänomen der Kleruchien bei Thukydides gelangt und zum andern alle relevanten Mitteilungen über die zwischenstaatlichen Beziehungen der Kolonien bei Herodot und Thukydides tabellarisch aufzeichnet.

Das Literaturverzeichnis, der Stellen- und der allgemeine Index runden das Werk ab. 2

Die Kernthese Fragoulakis, daß "close attention to the kinship factor in Thucydides' pages reveals much explicit, and less explicit but existent and important nevertheless, concern for culture, and not solely from the perspective of a total insider as a matter of fact" (S. 25) und daher das Bild des Thukydides als "foundational figure of modern political realism" und "cultureless rationalist, mainly or solely preoccupied with power relations" (S. 318) abzulehnen sei, mag zwar als Korrektiv gegen die Auffassung einiger Forscher, die Thukydides wie einen modernen Kollegen behandeln, dienen, ist aber, für sich genommen, zu einseitig und radikal, da einerseits bei einer solchen 'traditionellen' soziokulturellen Verortung andere zeitgenössische Einflüsse auf Thukydides wie die Naturwissenschaften oder die Sophistik vernachlässigt werden, andererseits genaue Analysen der angeführten Textstellen bisweilen andere Deutungen als diejenigen Fragoulakis suggerieren. Im folgenden sollen exemplarisch einige Punkte illustriert werden:

Daß Thukydides mit der en passant gemachten Bemerkung, daß sich die Kerkyraier damit brüsteten, daß vor ihnen die Phaiaken die Insel bewohnten (1,25,4),3 einen Schlüssel für die Interpretation der Episode geben wollte, gemäß dem die schmachvolle Abweisung der Epidamnier durch die Kerkyraier (1,24,7) "becomes even more dramatic seen against the successful supplications of the Homeric Odysseus to the royal oikos of the Phaiakians" (S. 68), überzeugt nicht, weil Thukydides nirgends einen Hinweis gibt, daß er die Rezeption durch dieses mythologische Muster lenken will, und weil die Unterschiede zwischen den beiden Situationen (Odysseus ist ein Individuum, das kein Verwandtschaftsverhältnis zu den Phaiaken aufweist und das in einem Konflikt mit dem Gott Poseidon steht, während die Epidamnier die mit ihnen verwandten Kerkyraier in ihren innenpolitischen Konflikt hineinziehen wollen) gegenüber den Gemeinsamkeiten (Hikesie) überwiegen. Dasselbe gilt auch, wenn in Umkehrung der mythischen Folie der Zorn Poseidons auf Odysseus mit dem Haß der Korinther auf die Kerkyraier gleichgesetzt wird (S. 79).

Bei der Interpretation des Melierdialogs (5,85-113, S. 162-179) betont Fragoulaki mit Recht, daß im Gegensatz zu den Debatten zwischen den stammverwandten Korinthern und Kerkyraiern bzw. den Thebanern und Plataiern gerade das Fehlen "of any claim of kinship between Melians and the Athenians, either of xyngeneia or of the relatedness type" (S. 166) es ermögliche, einen sehr wirksamen, abstrakten Dialog zu schaffen.4 Als Parallele erkennt sie die sympotische Literatur (S. 169ff.), da der Dialog wie ein Symposion in einem privaten Kreis stattfinde und wie dieses auch allgemeine Themen betreffe. Daß aber im Melierdialog eine Situation nachgebildet werde, in der "the conventional erotic and educational relationship between an older man and a boy in the symposium could be replaced by the Athenians trying to woo the Melians out of their old and revered relationship with their mother-city, Sparta, into a new alliance with those who possess power and resources" (S. 172f.), überzeugt nicht, weil es darin um Leben und Tod geht und dies auch im Widerspruch zu der von Fragoulaki erwähnten Definition des Symposions, in dem παρρησία πλείστη μετὰ παιδιᾶς ἀναμέμικται (Plut. Symp. Quaest. 707e), steht. Ob Platons Symposion, in dem Alkibiades eine prominente Rolle spielt und eine Situation um 416 v.Chr. evoziert wird, also kurz vor Alkibiades' Engagement in Argos und Melos – interessant ist aber, daß Thukydides über Alkibiades' Rolle in Melos im Gegensatz etwa zu Plutarch schweigt –, vom Melierdialog beeinflußt worden sei (S. 173f.), kann angesichts des Fehlens intertextueller Bezüge zwischen den beiden Werken nicht nachgewiesen werden. Dasselbe gilt für die Parallele zwischen dem von den Athenern im Dialog vorgegebenen Thema der Rettung (5,101 σωτηρία) und der Situation Hektors (=Melier) vor der Tötung durch Achilleus (=Athener) (Il. 22,157-161). Ob schließlich die Melier durch den Hinweis auf die Verwandtschaft mit Sparta "create a psychological state of resistance to fear, which was reflected in their composed attitude" und ob "their confidence in their kinsmen's help is not so irrational after all" (S. 175) oder ob es sich dabei nicht um eine verderbenbringende Illusion handelt, die implizit von Thukydides getadelt wird, bleibe dahingestellt.

Daß bei der Sizilienexpedition die mehrmals von Thukydides erwähnte Verwandtschaft mit Leontinoi ein wichtiger Faktor der Motivation gewesen sei (6,6,2.19,1.20.1) und nicht bloß zu Propagandazwecken gedient habe (6,50,4), steht im Widerspruch zu der von Fragoulaki nicht kommentierten auktorialen Aussage (6,6,1), daß der wahrste Grund der Expedition das Verlangen der Athener, die ganze Insel zu beherrschen, gewesen sei. Die als Erklärung für die Tatsache, daß Thukydides "underplayed the Greek dimension in the Egestaian ethnicity, but did not entirely conceal it" (S. 312), von Fragoulaki angeführten "artistic aspirations and unique contribution and commitment to his genre" (S. 320) lassen vielmehr den Schluß zu, daß für Thukydides bei der Sizilienexpedition das Argument der Verwandtschaft als Beweggrund – wenigstens auf Seiten der Athener – nur marginal war und vor allem als rhetorisches Argument in Nikias' Rede gegen die Egestaier (6,11,7) und von den Athenern als offizielle Begründung (6,50,4) eingesetzt wird, während Thukydides selbst die Rezeption auktorial lenkt (6,6,1) und dabei andere Motive anführt. Gerade in dieser Beziehung wäre eine Unterscheidung zwischen den loci, an denen Thukydides auktorial als Narrator-Fokalisator solche Termini verwendet, und denjenigen, in denen diese Begriffe in oratio obliqua bzw. in oratio recta – was in sehr vielen Fällen geschieht – von den am Geschehen beteiligten historischen Akteuren in ihrer Argumentation verwendet werden, wünschenswert gewesen.

Insgesamt gibt Fragoulakis sorgfältige Arbeit interessante Anregungen und Denkanstöße. Doch vermag nicht nur die Interpretation einzelner Stellen, sondern auch die einseitige Festlegung des Historikers auf einen "keen concern for cultural, emotional, and moral parameters, which are related both to his historical evaluations and to his authorial personality and aspirations" (S. 318) nicht zu überzeugen. ​



Notes:


1.   Fragoulaki schlägt vor (S. 251), den Satz εἰσὶ δὲ Ἀχαιῶν … ἄποικοι καὶ Ἀθηναίοις ξυνεμάχουν mit "they where colonists of the … Achaians, and therefore they were allied to the Athenians" zu übersetzen, und meint, daß "καί can also have a consecutive force, functioning as an equivalent of ὥστε καί", ohne dafür aber Parallelen bei Thukydides oder anderen Autoren zu nennen. Der Hinweis auf J.D. Denniston, K. J. Dover, The Greek Particles, Oxford 19542, 299 ist nicht hilfreich, weil dort nur Beispiele für ὥστε καί stehen.
2.   In Bezug auf die verwendete Sekundärliteratur ist eine Bevorzugung von neueren englischsprachigen Werken festzustellen, während die ältere und fast die gesamte deutschsprachige Literatur keine Beachtung findet.
3.   Die Kerkyraier postulieren kein Verwandtschaftsverhältnis zwischen den beiden Völkern, sondern erwähnen lediglich eine προενοίκησις durch die Phaiaken.
4.   Fragoulaki diskutiert nicht die Möglichkeit, daß Thukydides eine (inschriftlich belegte) Bündnisbeziehung zwischen Melos und Athen (vgl. die Literaturhinweise bei C. Scardino, Gestaltung und Funktion der Reden bei Herodot und Thukydides, Berlin; New York 2007, 467f., Anm. 217 und 487, Anm. 267) absichtlich verschweigt. ​

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2014.12.15

Thomas Blank, Logos und Praxis: Sparta als politisches Exemplum in den Schriften des Isokrates. Klio. Beihefte, nF, Bd 23. Berlin; Boston: De Gruyter, 2014. Pp. xii, 692. ISBN 9783110342000. $140.00.

Reviewed by Sandra Zajonz, Universität zu Köln​ (Sandra.Zajonz@uni-koeln.de)

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Table of Contents

Trägt man aus den Schriften des Isokrates sämtliche Aussagen über Sparta zusammen, ergibt sich nach dem bisherigen Stand der Forschung kein widerspruchsfreies Gesamtbild. Die geringsten Schwierigkeiten bereitet dieser Befund denjenigen, die Isokrates' Wirkungsabsicht vornehmlich in der formalen Demonstration seiner Rede- und Argumentationskunst vermuten. Für sie erklärt sich selbst eine Schrift wie der Archidamos, der mit den andernorts vertretenen politischen Standpunkten ihres Verfassers am wenigsten zu harmonieren scheint, als rhetorische Übung, deren besonderer Reiz darin liege, die spartanische Perspektive einzunehmen und in dieser Rolle so überzeugend wie möglich zu argumentieren. Betrachtet man Isokrates hingegen als einen ernsthaften politischen Publizisten, dessen Worte ausnahmslos seine persönlichen Ansichten widerspiegelten, muss man annehmen, dass sich seine Meinung über Sparta mit der jeweiligen politischen Stimmungslage gewandelt habe; so ließe sich z.B. die mit dem Archidamos getroffene Themenwahl auf die gegen Theben gerichtete Annäherung zwischen Athen und Sparta nach 371 zurückführen.

Thomas Blank gibt sich mit diesen Erklärungsversuchen nicht zufrieden und geht die Frage nach dem Spartabild des Isokrates in seiner Tübinger Dissertation auf einem ganz anderen Weg an. Seine Arbeit gliedert sich in drei große Abschnitte: In der Einführung (A) skizziert er die bislang dominierenden Forschungspositionen und begründet seinen eigenen methodischen Ansatz, den Hauptteil bilden die Einzeluntersuchungen (B) der für das Thema relevanten isokratischen Schriften (Helena, Busiris, Panegyrikos, Plataikos, Kyprische Reden, Archidamos, Areopagitikos, Friedensrede, Antidosis, Philippos, Panathenaikos), abschließend werden die Ergebnisse (C) zusammengefasst.

Blanks Ansatz beruht auf der Annahme, dass Isokrates nicht im Sinne ‚politischer Publizistik' eine breite meinungsbildende Wirkung beim Demos erstrebte, sondern für ein elitäres athenisches Lesepublikum schrieb (36–38), dem er weniger die (technischen) Fertigkeiten der Redekunst als vielmehr politisch- ethische Werte vermitteln wollte (53). Seine Lehrmethode sei nicht ausschließlich mimetisch, d.h. auf die Nachahmung der als ‚ideale' Muster zu verstehenden eigenen Schriften ausgerichtet, sondern enthalte auch ein kritisch- diskursives Element: Um das Urteilsvermögen seiner Leser zu schulen, habe Isokrates absichtlich auch schwache oder unzulässige Argumente verwendet, zu deren Entlarvung es der genauen Kenntnis seines als Einheit konzipierten Gesamtwerks bedurfte. Widersprüche innerhalb dieses Gesamtwerks seien daher als bewusst platzierte Signale aufzufassen, die die Aufmerksamkeit des Publikums wecken und seine Wahrnehmung lenken sollen (71). Bereits in der Einführung deutet sich an, dass Blank Schwierigkeiten hat, seine Theorie mit validen Textbelegen zu untermauern. Ein Beispiel: 12,136 sagt Isokrates, er wünsche sich ein Publikum, das sich an das erinnere, was er der Rede vorausgeschickt habe. Das ist am ehesten so zu verstehen, dass ein Leser, der sich der im Proömium des Panathenaikos erklärten Zielsetzung bewusst ist, die Länge und Schmucklosigkeit der Ausführungen verzeihen sowie die Funktion der einzelnen Redeteile besser zu erkennen und zu würdigen wissen wird. Blank (59) interpretiert die Aussage allgemeiner: (Der ideale Leser) „achtet bei der Lektüre auf das bereits zuvor Gesagte – das kann fraglos die Aufforderung beinhalten, auf mögliche Inkonsistenzen innerhalb der Reden zu achten." Auch dem 12,137 formulierten, durchaus nicht nur von Isokrates verwendeten (vgl. z.B. [Dem.] 60,1) Bescheidenheitstopos (δέδοικα μὴ … πολὺ καταδεέστερον εἴπω τῶν πραγμάτων) möchte Blank einen Hinweis darauf abgewinnen, „dass die isokratischen Schriften möglicherweise an manchen Stellen hinter dem Möglichen zurückbleiben, also bewusst eine nicht ‚ideale' Argumentation präsentieren" (59 Anm. 136).

Ausgehend von dieser Hypothese isoliert Blank, um verlässliche Kriterien für die Qualität von Argumenten zu gewinnen, aus den frühen Schriften Helena und Busiris mehr oder minder explizit formulierte Argumentationsregeln (zusammengefasst 72–73), welche Isokrates seinen Lesern als ‚Interpretationsschlüssel' für seine künftigen Publikationen an die Hand gegeben habe. Diesen Maßstab legt Blank in den Einzeluntersuchungen an, zieht aus Verstößen gegen das Regelwerk Konsequenzen für die Interpretation und macht so gewissermaßen eine ‚zweite Stimme' des Isokrates vernehmbar.

Blanks Methode eröffnet neue Möglichkeiten, Widersprüche aufzulösen, wie z.B. im Falle des Archidamos: Dort schaffe Isokrates u.a. durch die Wahl der Sprecher-persona Archidamos III, in der der Leser ein negatives Gegenbild zu dessen bei Thukydides dargestelltem Großvater und zu Isokrates selbst sehe, Distanz zu den Inhalten der fiktiven Rede. Die aus dieser Distanz erkennbare implizite Kritik an der kriegerischen spartanischen Außenpolitik und an der Abkehr von alten spartanischen Werten harmoniere mit den an anderen Stellen geäußerten Ansichten des Isokrates. Mithin sei dessen Spartabild konsistenter als bislang angenommen.

Alle Ergebnisse, die Blank aus der Einzelanalyse der isokratischen Schriften gewinnt, auch nur annähernd vollständig zusammenzufassen ist hier nicht möglich. Ebenso wenig kann jede einzelne Argumentationslinie nachgezeichnet werden. Die Betrachtung soll deshalb auf den wohl interessantesten Aspekt, Blanks u.a. von Terry Papillon und Jeffrey Walker1 inspirierten, in seiner spezifischen Ausprägung aber neuen methodischen Ansatz fokussiert werden. Um einen Eindruck zu vermitteln, wie Blank seine Theorie aus dem Text entwickelt und auf den Text anwendet, seien einige Beispiele aus seiner Interpretation des Panegyrikos angeführt.

Die von Isokrates im Proömium genannte Motivation für die Abfassung des Panegyrikos, ἱκανὸν νομίσας ἆθλον ἔσεσθαί μοι τὴν δόξαν τὴν ἀπ᾿ αὐτοῦ τοῦ λόγου γενησομένην (4,3), setzt Blank (167f.) in Beziehung zu der Verwendung des δόξα-Begriffs in den „Proömien der vorangegangenen Schriften", wo δόξα ‚Meinung' heißt (vgl. z.B. 11,3 μεθιστάναι τὴν δόξαν τῶν οὕτω πρὸς τοὺς συμβουλεύοντας διακειμένων). Diese Bedeutung schwinge auch 4,3 mit: Isokrates gehe es sowohl um eigenen Ruhm als auch um die Beeinflussung der Meinung seines Publikums. Gegen die Auffassung von δόξα im Sinne von ‚Meinung' spricht an dieser Stelle jedoch u.a. die Präposition ἀπό (‚ausgehend von') sowie der (in Blanks Übersetzung nicht wiedergegebene) Zusatz αὐτοῦ: Warum sollte eigens betont werden, dass die Meinung ausgehend von (?) der Rede selbst entsteht? Noch fragwürdiger ist die Annahme einer doppelten Bedeutung 4,76 (οὗτος ἐδόκει πλοῦτον ἀσφαλέστατον κεκτῆσθαι καὶ κάλλιστον, ὅστις τοιαῦτα τυγχάνοι πράττων ἐξ ὧν αὐτός τε μέλλοι μάλιστ᾿ εὐδοκιμήσειν καὶ τοῖς παισὶ μεγίστην δόξαν καταλείψειν), wo Blank zufolge Isokrates auch „von der Sorge der Vorfahren spricht, den eigenen Nachfahren Urteilskraft … zu vermitteln" und somit „zugleich sein eigenes Handeln in die direkte Tradition dieser paideía der Vorfahren stellt" (196). δόξα bezeichnet aber nicht die ‚Urteilskraft', sondern die ‚Meinung', wozu das Attribut μεγίστη nicht passt; zudem heißt καταλείπειν nicht ‚vermitteln', sondern ‚(als Vermächtnis) hinterlassen', und durch das parallele εὐδοκιμήσειν wird δόξα eindeutig auf die Bedeutung ‚Ruhm' festgelegt.

4,7f. rechtfertigt Isokrates die Wahl eines bereits von vielen anderen behandelten Themas mit der in der Redekunst gegebenen Möglichkeit, über dieselben Gegenstände auf ganz unterschiedliche Art zu sprechen: Πρὸς δὲ τούτοις εἰ μὲν μηδαμῶς ἄλλως οἷόν τ' ἦν δηλοῦν τὰς αὐτὰς πράξεις ἀλλ' ἢ διὰ μιᾶς ἰδέας, εἶχεν ἄν τις ὑπολαβεῖν ὡς περίεργόν ἐστι τὸν αὐτὸν τρόπον ἐκείνοις λέγοντα πάλιν ἐνοχλεῖν τοῖς ἀκούουσιν· ἐπειδὴ δ' οἱ λόγοι τοιαύτην ἔχουσι τὴν φύσιν ὥσθ' οἷόν τ' εἶναι περὶ τῶν αὐτῶν πολλαχῶς ἐξηγήσασθαι καὶ τά τε μεγάλα ταπεινὰ ποιῆσαι καὶ τοῖς μικροῖς μέγεθος περιθεῖναι, … οὐκέτι φευκτέον ταῦτ' ἐστὶ περὶ ὧν ἕτεροι πρότερον εἰρήκασιν, ἀλλ' ἄμεινον ἐκείνων εἰπεῖν πειρατέον.2 Blank (169) fasst den Passus folgendermaßen zusammen: „Isokrates lehnt auch hier [sc. wie 10,1] die These ab, man könne eine Sache nur auf eine Weise darstellen, und verweist in diesem Zusammenhang auf das Wort vom schwächeren und stärkeren Argument und auf die Eigenschaft des lógos, Dinge entgegen ihrer Natur, also falsch (pseudés), darzustellen." Das antisthenische ἓν ἐφ᾿ ἑνός, auf das Blank hier angespielt sieht, gehört jedoch in einen völlig anderen Zusammenhang, die Assoziation des Komparativs ἄμεινον mit dem Gedanken, das schwächere Argument stärker zu machen, ist weit hergeholt, und das Wort ψευδής kommt im Text gar nicht vor. Diese instabile Basis belastet Blank 171 mit der Folgerung, Isokrates habe „den Blick des Publikums auf die Möglichkeit der Verzerrung von ‚Wirklichkeit' im Panegyrikos lenken" wollen: „Die Rede vom schwächeren und vom stärkeren lógos deutet … darauf hin, dass Isokrates die kritische Auseinandersetzung mit der alétheia seiner folgenden Rede herausfordern will." Bereits an früherer Stelle hat Blank die Erwähnung von Is. 4,7f. in Περὶ ὕψους 38,2 für diese Deutung in Anspruch genommen. Der Verfasser spreche dort „ganz offen die Möglichkeit an, dass Isokrates bewusst [meine Hervorhebung] die sachliche Kritik des folgenden Lobes auf die athenische Politik provozieren wolle" (60). Das ist so nicht richtig. Vielmehr wird die Stelle als Beispiel für eine kontraproduktiv wirkende Übertreibung, d.h. für einen handwerklichen Fehler (vgl. παιδὸς πρᾶγμα ἔπαθε, 38,2), zitiert. Isokrates habe sich in seinem Ehrgeiz zu einer Formulierung hinreißen lassen, die nahezu (σχεδόν; von Blank irrtümlich mit ‚vielleicht' übersetzt) eine Aufforderung darstelle, ihm zu misstrauen. Dass dies in Isokrates' Absicht gelegen haben könnte, lässt der Verfasser von Περὶ ὕψους nicht als möglich, sondern als absurd erscheinen.

Die dem Proömium entnommene Ankündigung, die Leser durch eine als solche erkennbare Fehlargumentation zu einem richtigen Urteil zu führen, sieht Blank im Abschnitt über die athenische Seeherrschaft (4,100–109) erfüllt. Dass Isokrates an dieser Stelle zumindest den heutigen Leser nicht recht zu überzeugen vermag, wurde bereits vielfach festgestellt, und auch der Gedanke, es könnte in der schwachen Rechtfertigung der athenischen Politik nach den Perserkriegen eine implizite Kritik liegen, ist jüngst von Ralf Urban verfochten worden.3 Blank stützt Urbans These mit neuen Argumenten: Indem Isokrates sich 4,102 zur Verteidigung des athenischen Vorgehens gegen Städte wie Melos und Skione auf ein ähnliches Verhalten anderer Führungsmächte berufe, tue er genau das, was er im Busiris (11,45) als untaugliches Mittel der Verteidigung kritisiert habe. Dies solle der Leser bemerken und im scheinbaren Lob Athens den eigentlich von Isokrates intendierten Tadel erkennen. Dass das Argument in 4,102 letztlich auf dem Prinzip beruht, die eigenen Fehler mit vergleichbaren Fehlern anderer zu entschuldigen, ist zwar richtig, doch wird dies von Isokrates eher verschleiert als, wie es bei einem für das richtige Textverständnis so entscheidenden Signal zu erwarten wäre, betont. Die Hauptaussage ist nämlich nicht ‚Andere waren noch schlimmer als wir', sondern ‚Die Erfahrung zeigt, dass man in der gegebenen Situation nicht anders handeln kann'. Der Bezug zur Busiris-Stelle drängt sich somit nicht unmittelbar auf.

Blanks hier an wenigen Beispielen illustrierter eigenwilliger Umgang mit dem Isokratestext durchzieht die gesamte Arbeit und lässt erhebliche Zweifel an der Theorie ‚didaktischer Täuschung' entstehen. Hinzu kommen grundsätzliche Fragen, mit denen sich Blank zum Teil auseinandersetzt, deren Beantwortung aber diskutabel bleibt: Ist die Vorstellung von einem ‚Gesamtwerk', das dem Publikum vollständig bekannt bzw. zugänglich war, für das 4. Jh. nicht anachronistisch? Ist es zulässig, die in Helena und Busiris im Rahmen der Polemik gegen direkte Konkurrenten formulierten ‚Regeln' zum allgemein verbindlichen Maßstab zu erheben? Kann man erwarten, dass die Leser, auch wenn sie der Bildungselite angehören, die z.T. äußerst subtilen intertextuellen Bezüge in jedem Fall herstellen und die ‚Regelverstöße' erkennen? Ist es denkbar, dass ausgerechnet Isokrates, den es stark bekümmerte, fehlinterpretiert zu werden (vgl. 12,17–23), es zu einem Kernelement seiner Lehrmethode machte, das Gegenteil von dem zu sagen, was er eigentlich meinte – und das, obwohl er mit der Verbreitung seiner Schriften auch unter ‚Uneingeweihten' rechnen musste?

Dass Blank dem Text durchaus neue Aspekte abgewinnen kann, ohne ihn überzustrapazieren, zeigt er z.B. in der Analyse von 4,83–99, wo er überzeugend herausarbeitet, mit welch subtilen Mitteln Isokrates die Gegenüberstellung der Leistungen Athens und Spartas in den Perserkriegen zugunsten seiner Heimatstadt zu gestalten weiß (201–212). Eine positive Hervorhebung verdient ferner, zumal durch die selektive Kritik ein falscher Eindruck entstanden sein könnte, Blanks Beherrschung des Griechischen: Seine Übersetzungen der im Original zitierten Textpassagen sind bis auf wenige Ausnahmen korrekt und stilistisch ansprechend, seine textkritischen Entscheidungen wohlbegründet. Die Wiedergabe griechischer Begriffe in Umschrift macht die Arbeit einem breiteren Leserkreis zugänglich. Druckfehler, für die besonders die Originalzitate anfällig sind, finden sich erfreulich selten.

Insgesamt ist Blanks umfangreiche Dissertation eine sehr fordernde Lektüre. Stellenweise mutet es an, als wolle er seine Leser im kritischen Umgang mit wissenschaftlicher Literatur schulen, indem er die Lehrmethode, die er Isokrates unterstellt, selbst anwendet. So ist es dringend angeraten, Blanks Interpretationen immer wieder am Wortlaut und am Sinnzusammenhang der zugrunde liegenden isokratischen Schriften zu überprüfen. Die Beschäftigung mit Blanks Thesen im Modus der Widerspruchsbereitschaft wird eine erkenntnisfördernde Wirkung nicht verfehlen. ​



Notes:


1.   T.L. Papillon, Isocrates' Techne and Rhetorical Pedagogy, RSQ 25 (1995) 149–163; J. Walker, The Genuine Teachers of This Art. Rhetorical Education in Antiquity, Columbia 2011.
2.   In Blanks Übersetzung (168) sind zwei Versehen zu korrigieren: τὸν αὐτὸν τρόπον ἐκείνοις λέγοντα heißt ‚auf dieselbe Weise wie jene sprechend', nicht ‚zu jenen'; περὶ τῶν αὐτῶν heißt ‚über dieselben Dinge', nicht ‚über sie'.
3.   R. Urban, Der Königsfrieden von 387/86 v. Chr. Vorgeschichte, Zustandekommen, Ergebnis und politische Umsetzung, Historia Einzelschriften 68, Stuttgart 1991. ​

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Tuesday, December 9, 2014

2014.12.14

William Aylward (ed.), Excavations at Zeugma, Conducted by Oxford Archaeology (3 vols.). Los Altos, CA: Packard Humanities Institute, 2013. Pp. xii, 279, 169 p. of plates; 258 p., 92 p. of plates; 449 p. ISBN 9781938325298.
Reviewed by Andrea U. De Giorgi, Florida State University (adegiorgi@fsu.edu)
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Full Text (Open Access)
On July 3, 2000 Stephen Kinzer of the New York Times reported on the vanishing ruins of Zeugma in southeastern Turkey, the city that with its counterpart of Apamea on the opposite bank served for centuries as a crossing-point along the Euphrates. What particularly piqued Kinzer's interest was the herculean archaeological effort that was about to unfold, aimed at rescuing vast tracts of the lower city as the waters of the Birecik Barajı (Birecik Dam) rose. The drama, the frenzy of the operations, and the startling quality of the finds soon fueled outcry from the scholarly and lay communities alike. The “Pompeii of the East,” as Zeugma was styled during the momentous days of its drowning, symbolized the clash between development and archaeology, and highlighted the ecological impact of hydroelectric power-stations on their basins. Eventually, the Birecik Barajı flooded 30 % of Zeugma (most of the domestic quarters) and the entirety of Apamea.
Truth be told, this sword of Damocles had long hovered over Zeugma. Guillermo Algaze and David Kennedy brought Zeugma into sharper focus in the 1990s; they flagged the imminent dangers, while also advocating for immediate responses from the scholarly community.1 Kennedy wrote: "It is too late to do more than lament what has been lost at Samosata (submerged by the Atatürk Baraj in the 70s); there is still time to save much from Zeugma".2 Indeed, much of the domestic architecture adjacent to the river was either rescued or documented thanks to the energetic excavations of the Packard Humanities Institute (PHI) in 2000. The three volumes on the Zeugma Excavations, comprising 37 reports and edited by William Aylward, bear witness to this remarkable salvage campaign. For brevity’s sake, I shall focus only on a select number of contributions.
The foreword by David Packard deserves particular attention: he highlights the merits of the 2000 excavation, but also stresses the parochial hindrances and political pressures that blocked a more ambitious, long-term involvement of the PHI at Zeugma. What may read as polemic is in actuality the chronicle of a missed opportunity for the site, for the study of its archaeological collections, and ultimately for its reception. Aylward’s preface then walks the readers through the challenges that the excavation posed. He lays out the sectors of the city presented in the three volumes, and lists the archaeological consortia that participated in the venture, some of which are publishing their data independently.3 He surveys the history and cultural framework of Zeugma and Apamea: the sources, the archaeology, and the social history of the city. The Sasanian sack of AD 252/253 under Shapur I, an “urban catastrophe,” symbolically establishes the end of the excursus. Although the evidence at Zeugma suggests that a considerable number of houses were indeed impacted by the Sasanian attack, there are also signs of undisturbed contexts that betray urban survival. The swift recovery of many cities that suffered the blows of Shapur’s army calls into question the scale of the events reported by the literary sources. Antioch on the Orontes, Apamea, Anazarbos, and Gindarus, to name but a few, lingered on despite destruction and deportations. Thus Zeugma’s “partial resettlement” reads as a limited illustration of the city’s long line of history. Further evaluation is needed, especially in light of the continued occupation through the Early Islamic period and beyond.
In Ch. 2 Roberto Nardi and Kristian Schneider report on the preservation efforts at the site. The protocols adopted are described in full, from the conservation of walls to the protection of the shoreline against the action of waves. Their recommendations are notable: in particular, maintenance work along the shoreline is essential to make the site accessible again in 100 years—when the dam supposedly will have exhausted its function. It is hoped that these suggestions will be acted upon up by the current and future excavators at Zeugma. In Ch. 3 Jennifer Tobin presents the complex evidence gleaned from the twelve excavated sectors of domestic architecture, spanning the Seleucid to the Ummayad phases, including a Commagenian one that she situates between the Seleucid and the Early Imperial periods. This archaeological record is of extraordinary importance, and will no doubt be essential in prompting new insights into the domestic architecture of Roman Syria, especially when tested against the known evidence from Antioch, Daphne, Seleucia Pieria, and Cyrrhus. Although none of the Zeugma contexts here presented appear in complete form, they nevertheless offer important indications about the evolution of the domestic environment from the Seleucid period to the thriving phase of the second to mid-third centuries CE, when builders paid much attention to décor and vistas. This phase was then followed by a phenomenon of widespread contraction and down-sizing that may be due to the billeting of soldiers of Legio IV Scythica, as the author remarks. Be that as it may, the Late Imperial and Early Islamic phases attest to the continuation of the settlement, and conclude the survey.
Tobin’s article finds complement in two subsequent contributions by Katherine Dunbabin (the mosaics, Ch. 6) and Bettina Bergmann (the paintings, Ch. 7). In the former, 27 fragmentary pavements of generally modest craftsmanship corroborate an already well-known corpus. They also attest to a local visual sensibility that mediated Antiochene accents, and to the pavements’ fundamental contribution in the articulation of the domestic space. Bergmann concludes the section on domestic architecture by laying out the visual idioms of Zeugma’s mural painting. She emphasizes the chronological problems they posit, while also stressing their genuine, local character. As it stands, this group of articles on domestic architecture suffers from the fragmentation of the Zeugma projects and related publications: references to relevant findings from the Nantes and Gaziantep Mozaik Müzesi excavations -—adjacent to the PHI sectors— reflect the piecemeal state of the archaeological record.
In Ch. 9 Charles Crowther surveys a small epigraphic corpus: paramount are the inscriptions of King Antiochos I of Commagene, featuring the provisions for the royal cult , and describing a sacred temenos in the city. The autopsy of these important texts is strengthened by a discussion of the Dexiosis relief carved on one of the same stelai. Charles Brian Rose examines the figures of Antiochus and Helios in the context of comparable reliefs at Nemrud Dağı, Arsameia, and Sofraz Köy, emphasizing the interaction between text and royal iconography.
Volume II comprises studies on pottery, terracottas, and glass. Philip M. Kenrick’s comprehensive study of the ceramics is of particular interest. In charting the characteristics of the wares and their relational networks —especially for coarse wares— he suggests the existence of ties between Zeugma and the Euphratean communities of Syria and northern Iraq, thereby moving the discourse away from the usual suspects, Antioch and Tarsus. Two elements stand out in his analysis: the disappearance of table wares in the early third century (coinciding with the apparent contraction of Zeugma) and the conspicuous presence of Islamic materials in Trench 1, which seem to cohere with the eighth to ninth century strata at Raqqa. Paul Reynolds analyzes the amphora finds, examining how the city was inserted in a pan- Mediterranean network of exchanges largely fueled by the military, and later, possibly from the fourth century onward, in a mesh of regional markets that converged along the Euphrates. Sharon Herbert studies the bullae. The sample she presents is admittedly limited when compared to the 140,000 items recovered in Trench 3 by the Gaziantep Müzesi, which she aptly suggests may be interpreted as an archive. Nevertheless, the evidence offered is eclectic and compelling; it attests to a number of transactions with Cappadocian Caesarea as well as depicting heads of gods and likely of dignitaries. One cannot but hope for a final publication of the bullae along the lines of that of Seleucia on the Tigris.4
Finally, Volume III surveys a variety of materials (metals, bones, textiles), military installations, organic remains, and the ecology of the region. The report on coins by Kevin Butcher (Ch. 1) places much emphasis on the spectrum of eastern mints represented during the Imperial period. Their issues apparently compensated for the ebb and flow of Zeugma’s production of coins. In Ch. 10, Hartmann and Speidel present the evidence from At Meydanı, a flat expanse west of the domestic quarters. They argue that this area served to accommodate the infrastructure of the Fourth Legion Scythica.
All in all, Excavations at Zeugma is a fundamental contribution to the study of urbanism in the Greek East; any scholar, graduate student, or archaeology enthusiast will no doubt benefit from its rich array of reports, catalogues, charts, and high-quality illustrations. While some of the articles adhere to the field report format, others emerge as stand-alone studies, dramatically enhancing our understanding of this unique community. ​



Notes:
1.   Algaze, G. et al. 1994. "The Tigris-Euphrates Archaeological Reconnaissance Project: Final Report of the Birecik and Carchemish Dam Survey Areas." Anatolica 20: 1-96.
2.   Kennedy, D. 1998. The Twin Towns of Zeugma on the Euphrates. Rescue Work and Historical Studies. JRA Suppl. 27. Portsmouth: Journal of Roman Archaeology, 8.
3.   Abadie-Reynal, C.- Ergeç, R. (eds.) 2012. Zeugma I. Fouilles de l'habitat (1): le mosaïque de Pasiphae. Varia Anatolica 26. Istanbul.
4.   Invernizzi, A. et al. 2004. Seleucia al Tigri: le impronte di sigillo dagli archivi. 3 Vols. Torino.


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Monday, December 8, 2014

2014.12.13

Maria Assunta Vinchesi, Calpurni Siculi, Eclogae. Biblioteca Nazionale. Serie dei classici greci e latini. Testi con commento filologico, 9. Firenze: Felice Le Monnier, 2014. Pp. 522. ISBN 9788800812986. €38.00 (pb).

Reviewed by Lee Fratantuono, Ohio Wesleyan University (lmfratan@owu.edu)

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Calpurnius Siculus, the putative pastoral poet of seven (almost certainly) Neronian-era eclogues, has been reasonably well served by commentators and critics (as Vinchesi's bibliography amply proves), though perhaps it can be said that he has never enjoyed an especially vigorous scholarly vogue, let alone heartfelt appreciation.1 Those anglophone students and scholars who are interested enough to pursue the study of the "minor" Latin pastoral poems attributed to him are likely to turn first to the 1887 London edition of Charles Haines Keene, conveniently reprinted by Bloomsbury, Ltd., the current distributor of titles of the quondam Bristol Classical Press.2 (J.B. Pearce's 1990 Scylax Press volume, The Eclogues of Calpurnius Siculus, would be a better choice for this audience, though it is regrettably significantly harder to find). The present work can now be considered the "standard" reference commentary on these pastoral poems, though "standard" might require some refinement and specification (Vinchesi's volume is conceived on a vaster scale than that of what is arguably its closest competitor, the 2008 Naples edition of Enrico Di Lorenzo and Bruno Pellegrino, though extensive single-eclogue treatments dwarf even her expansive treatment in terms of comprehensive focus). Keene's volume may likely remain the most readily consulted edition for anglophones, but Vinchesi incorporates much of what remains useful from his edition in her own work, and it may well be long past time to retire his edition. The heavy concentration of Italian works in Vinchesi's bibliography is not mere campanilismo on the part of the editor; Italian, and more generally continental work has been far more attentive to Calpurnius than British and American scholarship, as the ongoing, useful and thorough biannual bibliographies of the Bollettino di studi latini make clear.3

Vinchesi's valuable addition to the Calpurnian bibliography is one of the latest volumes in Gian Biagio Conte's Testi con commento filologico series that commenced auspiciously in 1992 with Alessandro Barchiesi's edition of Ovid's first three Heroides. The format is straightforward: critical text, prose translation, and commentary for each poem, with a lengthy introduction and detailed bibliography.4 Vinchesi's work is largely philological; readers looking for literary criticism of Calpurnius will not be disappointed, however, given the rich introductory essays to the comments on each poem that Vinchesi provides. Further, Vinchesi's commentary will be foundational to any future detailed literary criticism of Calpurnius (such a treatment is a real desideratum for a poet whose sense of mystery and enigma is palpable and, one suspects, not merely the result of a comparative lack of study). Throughout, readers may well find ample foundation for arguments that the seven eclogues of the poet represent more than mere imitation of Virgil; at the very least one finds an appreciably different sort of pastoral for a different age.5 If Calpurnius is indeed Neronian, than his seven short poems present a Neronian Age markedly different from that of Lucan or Persius; while the pastoral genre accounts for some of the contrast, the tantalizing possible connection of the poet to the conspirator of 65 C.E. makes for an intriguing study and an engagingly inspirational historical context.

Much of the value of the present edition comes from the vast collection of parallel passages and lexical commentary it contains, in particular its references to the works of Horace, Ovid, and the Virgilian appendix. A special strength of the introduction is its (welcome) vast sweep, where both Theocritus and Tasso find a place; this comes as no surprise given the wide range of the editor's publications and research interests, which range through to the Latin epic poet Corippus, Paulinus of Nola, and the humanists. Nor are prose authors given scant treatment.

Vinchesi's introduction is a model of how such prefaces to editions with commentary should be composed; there is detailed discussion of major questions and problems (in this case, e.g., the poet's date, praenomen and familial relationships;6 the possible connections of the poet to the Laus Pisonis; the manuscript tradition and history of the early editions), coupled with an admirable sense of the larger dynamic of the production and performance of poetry in Nero's Rome. Readers of Vinchesi's introduction, in short, will receive a thorough grounding in many aspects of early argentine verse; the economical yet detailed section on the language and style of the poet is especially valuable. Throughout, there is rather more attention to Latin than to Greek parallels; the indices are useful if not particularly dense and detailed.

It is welcome to see attention to Manilius's Astronomica as a source and intertext, alongside the expected detailed engagement with the agricultural authors (both prose and poetic). Students of Virgil's Georgics will find interesting material for consideration in Vinchesi's illustration and citation of the Calpurnian hommage to that work as well; an index locorum would have been a useful addition to this already very long book, but one imagines that space considerations given the sheer overabundance of references made it impractical: Cato and Varro alone would have required many pages.

Indeed, the vocabulary of agricultural matters (both the land and the implements used to farm and till it) receives noteworthy attention throughout the commentary. Calpurnius's work is replete with evocative adjectives and delicately lovely, fascinating responses to storied passages of his predecessors (cf. 1.85-86 Romanae pondera molis / … excipient); Vinchesi is at her best in offering a history of the use of the poet's vocabulary and his reworking of the lexical building blocks of his predecessors. There is thorough use of the TLL throughout the commentary, with reference to Hoffmann-Szantyr on points of style and syntax; in general there is more throughout on the Calpurnian use of cases than on, e.g., metrical phenomena. Those interested in the changing nuances of poetic vocabulary, however, will be happiest with the rich assembly of material here; Vinchesi's commentary is now one of the best sources of reference for the Neronian poetic lexicon. Throughout, Vinchesi's volume also displays the same familiarity with and affection for the world of nature that one encounters in, e.g., the commentary of Mynors on the Georgics; throughout, there is an enviable grasp of the appearances of flora and fauna through the long tradition of Latin and Greek pastoral and elegiac verse.

It may be unfair to the poet to say that Vinchesi's commentary rehabilitates him; among the authors of the Neronian and Flavian epochs, Calpurnius's very obscurity has served alongside his undeniable charm and technical talent to defend him from the harsh criticisms that have been leveled now and again at other artists of the Silver Age. But Vinchesi's work does perhaps leave one with the sense that her commentary is something greater than the poems it seeks to explicate; ultimately, the pages of this edition serve to provide a deeper and more nuanced appreciation of those earlier (and, in the estimation of most if not all, worthier) poets Calpurnius loved enough to respond to with his own act of bucolic worship. The editor and the series are to be congratulated for the production of a lovely, affordable, and conservatively provocative edition of a haunting poet of a haunted age.



Notes:


1.   Calpurnius is possibly the most important of the least studied surviving Latin poets. Note especially D. Korzeniewski, Hirtengedichte aus neronischer Zeit. Titus Calpurnius Siculus und di Einsiedler Gedichte, Darmstadt 1971, and the important work of R. Verdière, T. Calpurnii Siculi De laude Pisonis et Bucolica et M. Annaei Lucani De laude Caesaris, Einsiedlensia quae dicuntur carmina, édition, traduction et commentaire, Berchem-Bruxelles: Editions Latomus 1954, a volume that is rich in useful information and detail, though somewhat hamstrung by the author's allegiance to the Herrmann school of pseudonymic allegorizing. The title of Verdière's work – rightly called "provocative" by the reviewer cited below – should not dissuade potential readers.
2.   The Loeb library relegates Calpurnius to the first (at least since 1982, when the original work was divided) volume of the Minor Latin Poets edited by J.W. and A.M. Duff, who comment "the group of poems consisting of the pastorals by T. Calpurnius Siculus and by Nemesianus, the Laus Pisonis and two short Einsiedeln eclogues present a bundle of interconnected and, though baffling, still not uninteresting problems." One might add to this list the three hundred and twenty five surviving verses of the Cynegetica ascribed to Nemesianus, for which there is now the edition with commentary of R. Jakobi, Nemesian Cynegetika, Walter de Gruyter 2014, alongside the useful Budé edition of P. Voliphac of the "complete" Nemesianus (Paris 1975), with helpful introduction on sorting out the whole tangled web.
3.   Not to be missed, however, is J. Henderson, "The Carmina Einsidlensia and Calpurnius Siculus's Eclogues," in E. Buckley and M. Dinter, eds., A Companion to the Neronian Age, Malden: Wiley-Blackwell, 2013, 170-187, which did not appear in time for inclusion in Vinchesi's volume; note also B. Martin, "Calpurnius Siculus: The ultimate imperial 'toady'?," in A.F. Basson and W.J. Dominik, eds., Literature, Art, History: Studies on Classical Antiquity and Tradition in Honour of W.J. Henderson, Frankfurt am Main: Peter Lang, 2003, 73-90.
4.   Note here the addition of the important work of P. Esposito, "Interaction between Bucolics and Georgics: The Fifth Eclogue of Calpurnius Siculus," in Trends in Classics 4.1, eds. F. Montanari and A. Rengakos, Walter de Gruyter 2012, 48-72, with particular attention to the Tibullan intertexts alongside the Virgilian and Ovidian; also E. Karakasis, "'The (singing) game is not afoot': Calpurnius Siculus' sixth eclogue," in Trends 2.1 (2010), 175-206.
5.   Some will, of course, share the judgment of Robert Browning in his review of Verdière's Calpurnius in The Classical Review N.S. 6.1 (1956), 34-36: "It sometimes seems that the attraction of texts for editors is in inverse proportion to their value as works of literature or as historical sources. At any rate, the present volume is the ninth edition of Calpurnius Siculus to be published in the last forty-five years."
6.   Vinchesi's is a concise yet detailed appraisal of what might be called the faintly lingering doubts over the dating of the Calpurnian eclogues; best on the case contra Neronian-era ascription = E. Champlin, "The Life and Times of Calpurnius Siculus," in The Journal of Roman Studies 68 (1978), 95-110, with argument for reconsideration of the traditional Severan dating. On the whole matter see also N. Horsfall, "Criteria for the Dating of Calpurnius Siculus," in RFIC 125 (1997), 166-196.

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